Le jour qui naît

L’esprit petit, cette masure aux volets fermés
ne laissant passer que si peu d’amour et de clarté,
que peut-il savoir de la lumière ?

Et l’âme frêle, cet oiseau de papier
qui se déchire et brûle en s’approchant du Soleil,
que peut-elle espérer ?

Mais il nous reste le coeur qui n’a ni mots ni ailes
mais assez de profondeur pour se laisser combler
par la beauté du jour qui naît.

illustration : Dawn in the Hills (Robert Julian Onderdonk, 1922)